FRANÇAIS: Discussion sur les objectifs possibles à envisager pour réaliser la participation pleine et effective des peuples autochtones et des communautés locales à toutes les questions les concernant directement dans les travaux de la Convention et de ses Protocoles, y compris leurs organes subsidiaires.

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This topic contains 1 reply, has 2 voices, and was last updated by Mireille ZEBSA 5 months, 3 weeks ago. This post has been viewed 109 times

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    Discussion
  • #10583
    Daniel Pérez
    Daniel Pérez
    Moderator
    @connectadmin

    La Convention sur la diversité biologique (CDB) a pour objectifs la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques, notamment grâce à un accès satisfaisant aux ressources génétiques et à un transfert approprié des technologies pertinentes, compte tenu de tous les droits sur ces ressources et aux techniques, et grâce à un financement adéquat (article 1 de la CDB).

    Le Protocole de Nagoya sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation de la Convention sur la diversité biologique a pour objectif le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, notamment grâce à un accès satisfaisant aux ressources génétiques et à un transfert approprié des technologies pertinentes, compte tenu de tous les droits sur ces ressources et aux technologies et grâce à un financement adéquat, contribuant ainsi à la conservation de la diversité biologique et à l’utilisation durable de ses éléments constitutifs (article 1 du Protocole de Nagoya ).

    Le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relatif à la Convention sur la diversité biologique a pour objectif de contribuer à assurer un niveau de protection adéquat dans le domaine du transfert, de la manipulation et de l’utilisation en toute sécurité d’organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne et pouvant avoir des effets néfastes sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique, compte tenu également des risques pour la santé humaine, et en particulier en ce qui concerne les mouvements transfrontaliers.

    Le programme de travail sur la mise en œuvre de l’article 8 j) et des dispositions connexes de la Convention sur la diversité biologique (2000) a pour objectif de favoriser, dans le cadre de la Convention, une juste application de l’article 8 j) et des dispositions connexes, aux échelons local, national, régional et international et d’assurer la participation pleine et entière des communautés autochtones et locales à tous les stades et à tous les niveaux de sa mise en œuvre.

    En ce qui concerne le cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020, que pourrait être un objectif du futur programme de travail sur les connaissances traditionnelles et les questions relatives aux peuples autochtones et aux communautés locales dans le cadre de la CDB? Comment cet objectif pourrait-il également prendre en compte les travaux menés dans le cadre des protocoles de Nagoya et de Cartagena? Partagez vos points de vue.

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  • #10669
    Mireille ZEBSA
    Mireille ZEBSA
    Participant
    @mireillez

    Bonjour Daniel,

    J’ai lu avec intérêt votre intervention sur le sujet qui fait l’objet de notre discussion. Les objectifs visés par la CDB, les protocoles de Nagoya et de Cartagena à savoir :

    –          la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques (CDB) ;

    –          Le Protocole de Nagoya a pour objectif le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, dont l’accès devrait se faire à travers un transfert approprié des technologies pertinentes, contribuant à la conservation de la diversité biologique et à l’utilisation durable des éléments constitutifs de ces ressources (article 1 du Protocole de Nagoya ).

    –          Le Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques relatif à la Convention sur la diversité biologique a pour objectif de contribuer à assurer un niveau de protection adéquat dans le domaine du transfert, de la manipulation et de l’utilisation en toute sécurité d’organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne et pouvant avoir des effets néfastes sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique, compte tenu également des risques pour la santé humaine, et en particulier en ce qui concerne les mouvements transfrontaliers.

    Pour réaliser la participation pleine et effective des peuples autochtones et des communautés locales à toutes les questions les concernant directement dans les travaux de la Convention et de ses Protocoles, y compris leurs organes subsidiaires, il faut certes, favoriser, dans le cadre de la Convention, une juste application de l’article 8 j) et des dispositions connexes, aux échelons local, national, régional et international et d’assurer la participation pleine et entière des communautés autochtones et locales à tous les stades et à tous les niveaux de sa mise en œuvre.

    Parlant de la participation pleine et entière des PACL à tous les stades et à tous les niveaux de la mise en œuvre de l’article 8 j, à l’avis de l’originaire de la forêt de l’Est Cameroun que je suis, et ayant vécu depuis l’enfance avec les Baka dont les habitations sont voisines à mon village, le travail devra mettre plus d’accent à communiquer, sensibiliser, éduquer, renforcer les capacités des PACL dans l’optique de changer leur mentalités, leur comportements, leurs habitudes, us et coutumes et commencer aux niveaux local et national afin de les amener à comprendre que leur savoir traditionnel peut être utilisé en droite ligne avec les objectifs de la CDB et des protocoles de Nagoya et de Cartagena:

    –          Localement, il faudra un travail de fond  auprès des PACL pour les amener à intégrer les objectifs de la CDB et des protocoles de Nagoya et de Cartagena ; car, (loin d’être une insulte, mais d’après les réalités que nous vivons sur le terrain) leurs mentalités demeurent rétrogrades, ils restent très encrés dans leurs us et coutumes, sont facilement détournés par des pots de vin, n’ont presque pas de personnalité, sont mentalement petits et très épris d’alcool et de tabac et très plongés dans l’oisiveté ; ils sont tellement asservis par leurs voisins Bantu qu’ils se sous estiment. A ce niveau, le travail devra consister à mettre les PACL en confiance, les rendre sereins et les amener à comprendre qu’ils sont reconnus à l’international et que leurs savoirs traditionnels ont une importance et peuvent servir et être utilisés dans la mise en place d’un développement durable dans le monde.

    –          Au niveau national, ceci est valable tant au niveau régional qu’international, le mécanisme de participation des PACL devra se faire par des représentants issus véritablement de ces communautés ; car, l’identification d’un correspondant au sein du mécanisme de centre d’échange pour assurer la liaison avec les communautés autochtones et locales s’est avéré inefficace dans la mesure où ces représentants sont quelques fois issus des couches ne maitrisant pas le mode de vie des PACL et n’ayant pour seul souci que de servir leurs intérêts. Une intervention directe sur les PACL concernés et de chaque aire géographique pourrait produire des résultats plus intéressants. Parce que nous, dans la commune de Mbang, avons l’impression que l’importante communauté Baka qui peuplent les environs de nos villages n’ont jamais été en contact avec les acteurs œuvrant formellement dans différents domaines du Développement Durable.

     

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